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Le cycle de vente

Le cycle de vente

Il est important, je crois, de souligner cette image de cycle ou de roue qui tourne quand on parle de vente. Pour s’en convaincre, il suffit de repenser au traitement des objections ou au cycle de la vie, entre autres.

Définition et étapes du cycle de vente

Le cycle de vente est tout le processus allant de la découverte d’un prospect à la conclusion d’une affaire.

Il se compose en général (une omission pendant une des étapes peut être fatale au commercial en phases ultimes) de :

  • la découverte du prospect, entreprises ou organismes et interlocuteurs,
  • la qualification du projet du prospect (un objectif de vente est nécessairement unitaire, on préférera distinguer le cycle de vente d’une vente particulière, et ce QUEL QUE SOIT LE CONTEXTE y compris si on pratique des ventes jointes.),
  • l’argumentation du fournisseur sur les solutions qu’il apporte,
  • la négociation (et oui, l’agumentation et la négociation ne sont pas les mêmes choses. Ne pas savoir les distinguer est une erreur de débutant qui peut s’avérer catastrophique),
  • la conclusion.

Caractéristiques du cycle de vente

Le cycle de vente :

  • ne s’arrête jamais (au sens où il n’accepte pas les arrêts de son mouvement, le commercial s’efforçant d’entretenir un mouvement positif),
  • correspond au cycle d’achat (il faut s’adapter au processus, au rythme, aux attentes du client qui lui est dans une démarche d’achats. L’achat est souvent au vendeur ce que la côte est au cycliste),
  • doit être optimisé en conséquences, préparé et géré :
    • ressources,
    • méthodes,
    • supports,
    • réactivité,
    • outils.

Que cherche-t-on à améliorer dans le cycle de vente ?

On connait tous ce fameux entonoir à formes complexes qui symbolise la perte de clients potentiels dans notre base de prospection de départ en fonction de l’avancement des étapes du cycle de vente.

La surface de chaque étape du cycle représente l’effort fourni pour amener le suspect de départ à l’état de prospect (découvert et ayant déclaré un intérêt) puis de client.

La section tout en bas de cet entonnoir représente la quantité de clients conquis ou d’affaires remportées selon les cas.

L’objectif de tout vendeur, de tout manager des ventes, de toute direction commerciale est simple : il est d’augmenter au maximum la section tout en bas en réduisant au maximum la réduction de col de l’entonnoir et en la remontant le plus haut possible.

On réalise cet exploit par :

  • un bon ciblage du fichier de départ,
  • une excellente découverte puis qualification amont,
  • l’optimisation du temps, du nombre de rendez-vous et des efforts pour arriver au résultat final,
  • l’amélioration du taux de transformation des affaires par les commerciaux.

En résumé, on va chercher à améliorer la performance, la productivité, et enfin si possible l’efficience des actions commerciales engagées.

Pour cela, le vendeur écoutera les avis et conseils du marketing comme un skipper le ferait de ses équipes de météorologues restés à terre : sans eux, impossible d’avoir une vision d’ensemble et le recul, mais on sait bien que les records du monde ne se sont jamais gagnés uniquement par des experts qui auraient télécommandé un voilier.

Première publication le dimanche 23 juillet 2006 à 09:23 sur notre portail commercial

L’argumentation est une technique élaborée du discours qui a pour but de persuader ou d’obtenir une décision

« L’argumentation est une technique élaborée du discours qui a pour but de persuader ou d’obtenir une décision. »

Marc JESTIN, 2005

« ou de déclencher une action… » vous diront les stagiaires qui m’ont ’subi’ en formation ;-)

Marc JESTIN
Consultant formateur opérationnel
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96

Un argument n’a de portée que s’il permet au client de raccourcir son chemin vers un état plus avantageux

« Un argument n’a de portée que s’il permet au client de raccourcir son chemin vers un état plus avantageux. »

Extrait de formations commerciales : La démarche et l’argumentation commerciale

Contact :

Marc JESTIN
Consultant formateur opérationnel
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96

L’argumentation commerciale, une attitude active et positive

L’argumentation commerciale

Quoi de plus simple et de plus « bateau » que l’argumentation commerciale ?
Elle est abordée dans tous les ouvrages et toutes les formations commerciales.
L’argumentation commerciale est une arme de précision redoutablement efficace.
Si vous vous en servez bien, elle vous permettra de réaliser votre mission :

« Vendre, c’est faire acheter. »

Du rôle du « commercial »

Les professionnels de la « communication » maîtrisent l’art de porter un message qui a une portée sur un grand nombre de lecteurs, auditeurs ou (télé) spectateurs.
Le commercial est un individu qui doit « faire acheter » une ou plusieurs personnes avec qui il entretient une relation spécifique. Ce rapport personnel est un élément déterminant pour différencier un message publicitaire ou un discours marketing d’une argumentation commerciale : l’argument commercial est pertinent s’il s’adresse spécifiquement à la personne à laquelle il est destiné.
Un argument sera présenté à la bonne personne, avec des mots et formulations qui parlent à cet individu, au bon moment, et en emballant le tout de techniques de communication qui lui correspondent. Le commercial privilégiera une approche ciblée à « faire sa déballe » (dérouler une argumentation standard à tous ses clients).

Du silence et du questionnement

« L’argumentation est une technique élaborée du discours qui a pour but de persuader ou d’obtenir une décision. »

Le terme argumentation suggère qu’il s’agit d’une technique de discours (oral ou écrit).
N’oublions jamais que nous disposons d’un large panel de techniques d’entretien. Certaines armes méritent le détour : je veux parler les techniques d’écoute et de questionnement. Comme toutes les bonnes armes, elles sont bien plus efficaces. Elles nécessitent d’apprendre à les maîtriser pour en tirer profit.

Quelle satisfaction quand, à force de persévérance, de silences et de questionnements bien menés, nous amenons naturellement notre interlocuteur à venir de lui-même et par lui-même à la conclusion souhaitée.

Ces techniques nous sont de toutes manières indispensables : nous saurons construire une argumentation réellement efficace et pertinente si et seulement si nous avons su, au préalable, écouter et observer notre interlocuteur pour connaître :

  • Ses besoins et attentes,
  • Ses préoccupations réelles,
  • Ses sensibilités et drivers personnels,
  • Ses modes de communication privilégiés,
  • Etc.

Quand il faut parler, faisons le bien !

1. « simple et concret. »

Voici une formule que j’ai eu plaisir à retrouver dans la bouche d’un fondateur d’un réseau commercial il y a quelques semaines. Cette formule nous ramène à des bonnes pratiques qui consistent à :

  • Projeter notre interlocuteur dans une réalité simple et agréable ;
  • Agrémenter nos arguments de preuves.

2. pertinent et adapté

Votre argumentation s’appuie sur le client tout comme votre démarche commerciale.
C’est le moment ou jamais de prouver que vous êtes « orientés clients » : Si vous souhaitez avoir une chance de réussir, oubliez votre entreprise et ses actionnaires, oubliez votre patron, oubliez VOUS : intéressez-vous à vos clients et uniquement à vos clients. Parlez de vos clients et à votre client. Parlez à votre interlocuteur. Parlez lui de lui. C’est l’interlocuteur précis que vous avez face à vous et qui vous accorde un temps précieux et toute son attention qui est au centre de tout ce que vous souhaitez déclencher.

3. porteur de sens et de résultats

« Un argument n’a de portée que s’il permet au client de raccourcir son chemin vers un état plus avantageux. »

Un argument doit être complet pour être efficace : La caractéristique, le bénéfice et l’avantage client sont présents, soutenus par la preuve et la technique de vente. Pour une même caractéristique, le bénéfice et l’avantage client seront différents d’un interlocuteur à l’autre et d’une situation de vente à l’autre.
Par exemple, notre commercial d’un sous-traitant souhaite amener ses interlocuteurs chez ce client industriel à acheter cette pièce chez lui : « qui se présente en un seul bloc conformément à notre brevet X-007. ».
Le bénéfice est « qu’elle peut être montée plus facilement et plus rapidement que par le passé ».
L’avantage présenté sera :
Pour un manager opérationnel : « vos opérateurs sont formés en un rien de temps sont ravis du gain de temps en production »

  • Pour un manager financier : « vous réalisez un gain de productivité et donc une marge plus importante sur vos opérations de montage et de maintenance »
  • Pour un dirigeant commercial : « vous garantissez une réparation plus rapide et fiable à vos clients. ».
  • Etc.

Vous souvenez-vous de cette publicité pour un réseau de service d’une grande marque de véhicules automobiles français qui commence dans un Bureau d’Études et se termine dans l’atelier d’un point service ? Prenez la en exemple et décortiquez la : Faîtes vivre la même expérience à vos clients et c’est gagné. Vous savez argumenter !

4. Des formulations actives et positives

Nous vivons dans un monde sinon terrifiant, pour le moins présenté sous des formes dont nous ne nous défions pas toujours suffisamment. Ces formats de pensée et d’expression sont pourtant dévastateurs pour un commercial.
Pourquoi ? Parce que ces supports et individus ont pris la fâcheuse habitude :

  • de construire des phrases longues, complexes. Ils inversent ou mélangent les compléments, les substantifs et adjectifs ;
  • de prendre des tournures de phrases dans lesquelles « le sujet » devient un « sujet » qu’on a dé personnifié et qui devient « manipulé » et non plus « actif » ;
  • d’utiliser des mots et expressions négatifs ou neutres.

A contrario, vous préférerez des phrases et formulations :

  • courtes : compréhensibles facilement et au fur et à mesure de la construction de vos groupes nominaux, phrases, et déroulés d’argumentation.
  • actives : dans lesquelles le sujet est acteur, le verbe un verbe d’action ;
  • présentes voire pressentes : le verbe sera conjugué au présent simple ou continu ;
  • positives : les mots, verbes, expressions et tournures sont tous résolument positifs.

Cette attention à la forme vous incitera sans doute à revoir votre vocabulaire et votre grammaire. Non, pas les règles essentielles de base, mais celles qui vous obligeront à passer et repasser sur vos textes et sur vos interventions pour que tout arrive naturellement dans votre discours.

C’est un travail plus fastidieux et systématique qu’il n’y paraît qui vous sera nécessaire, jour après jour. Vous travaillerez pour finir enfin par être résolument positifs et directs dans votre argumentation, votre discours et vos prises de parole comme dans votre vie.

Alors, vous

« agissez comme s’il était impossible d’échouer. » / Winston CHURCHILL.

Avouez que c’est bien mieux que le fameux « ça passe ou ça casse. »…

Contact : Marc JESTIN, 06 13 03 17 96