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Comparaison de l’apporteur d’affaires et de l’agent commercial

Comparaison de l’apporteur d’affaires et de l’agent commercial

Vous êtes nombreux à nous demander ce qui distingue l’apporteur d’affaires de l’agent commercial.
Les deux mandataires sont indépendants et sans subordination avec le mandant (donneur d’ordre) qui fait appel à eux.

L’apporteur d’affaires (ou courtier) et l’agent commercial sont fréquemment confondus mais ont pourtant des missions bien différentes.
Contrairement à l’agent commercial, le courtier n’est pas mandataire de commerce.
Il se contente de faire se rapprocher des acteurs mais demeure indépendant, agit en son nom personnel et ne conclut pas d’opération pour le compte d’autrui. L’agent commercial intervient quant à lui au nom et pour le compte d’autrui ce qui signifie qu’il est amené à négocier et à conclure des actes juridiques au nom et pour le compte de son donneur d’ordre (que l’on appelle mandant).

Le courtier ou apporteur d’affaires n’est pas assimilé à l’agent et ne peut dès lors prétendre bénéficier du statut protecteur prévu aux articles L 134-1 et suivants du Code de commerce.
L’apporteur d’affaires peut néanmoins être fondé à obtenir des dommages et intérêts en cas de rupture de son contrat mais uniquement s’il y a eu faute ou abus de son donneur d’ordre.

Il est important de savoir avant tout que ce n’est pas Le Contrat mais bien la nature des relations (opérationnelles) entre les parties qui définiront le traitement par les tribunaux en cas de litige. Cette nuance est d’importance car nous avons pu rencontrer souvent des cas où vous faisiez fausse route par des erreurs dans la gestion de vos relations avec vos partenaires commerciaux. Les conséquences sont, en général, une requalification par les tribunaux compétents qui ne sont d’ailleurs pas les mêmes. C’est VOUS en tant que mandant et donneur d’ordre qui prenez le plus de risques. C’est à VOUS mandataire qu’il appartient d’apporter des éléments de preuve qui seront à votre bénéfice si votre donneur d’ordre fait des erreurs… Qui peuvent vous rapporter gros voire lui coûter cher (voir ci-après).

Rappelons que les métiers d’apporteur d’affaires ou d’agent commerciaux peuvent être réglementés.
Signalons enfin que ces statuts d’indépendants ne protègent pas l’entreprise d’éventuelles poursuites aux Prud’Hommes si suffisamment d’éléments de preuve sont de nature à convaincre les juges.

Je viens de réaliser par un contact « chassé » qu’une entreprise fait bosser plus de 2 000 personnes en France hors la loi… #dingue

Je viens de réaliser par un contact « chassé » qu’une entreprise fait bosser plus de 2 000 personnes en France hors la loi… #dingue

Il s’agit d’une entreprise qui travaille avec des VDIs (Vendeur à Domicile Indépendant) et qui croît comme beaucoup d’entre vous que le contrat suffit à exprimer le cadre de collaboration et qu’on peut faire « tout et n’importe quoi » ensuite. Elle encoure le risque d’être un jour :

  • contrôlée par un organisme réputés faire respecter la loi (mais que fait la police ? Comment ce fait-ce qu’une telle société ne l’ait pas encore été ?)  ;
  • attaquée par un (ex) partenaire VDI qui, bien conseillé, pourrait prétendre à des compensations bien plus importantes qu’il n’y paraît.

Prenez (bons) conseils si vous ne voulez pas boire la tasse ou vous faire couler par une mauvaise connaissance du droit social ou « commercial ».
L’activité commerciale est cernée de toutes part par le Code civil, le Code du Travail, le Code du Commerce, le Code Pénal, le Code des Impôts, etc.

Ok on ne peut pas tout savoir. Quant à :

  • faire travailler des personnes sous contrat VDI pour prospecter des artisans ;
  • prêter une voiture de société à un apporteur d’affaire ;
  • convoquer vos agents commerciaux à des réunions ;
  • ne pas connaître la différence entre un VRP monocarte et un VRP multicarte (ou ne même pas savoir que ce statut existe) ;
  • etc.

Mais on peut essayer de faire les choses au mieux et mieux vaut dans ce cas faire appel à des conseils pour encadrer l’entreprise.

C’est nécessaire autant DANS L’ACTION OPÉRATIONNELLE (terrain) qu’au moment de définir les outils, l’organisation et les méthodes au niveau Direction.

C’est à vos risques et périls…

La délicate question de l’auto-entrepreneur et le cadre commercial d’exercice

La délicate question de l’auto-entrepreneur et le cadre commercial d’exercice
intègre également des enjeux liés à l’emploi (utilisation du statut pour une alternative au salariat).
Copie d'une de mes interventions sur le sujet

Bonjour,

Ceux qui ont l’habitude du droit savent bien que l’on fonctionne par faisceau d’indices…

J’ai été souvent appelé — trop tard — par des donneurs d’ordre qui ont mal géré des flottes ou contrats isolés de mandats commerciaux :
— apporteurs d’affaire,
— agents commerciaux,
— et même distributeurs « indépendants »
et se sont fait reprendre par la patrouille.
Dans ces cas là, on évite de trop en parler (malheureusement ?)…

En sus du droit commercial (qui fait que des contrats prétendument apporteur d’affaire se sont vus requalifiés agent co au profit de ces derniers), j’ai noté quelques notions fondamentales dans la probable requalification salariale :
— l’existence d’une subordination (évidemment, mais notion bien plus importante à maîtriser qu’on ne peut l’imaginer et qui fait par exemple la nuance entre « convocation » et « invitation » :-) ),
— la diversification (de clientèle),
— l’utilisation ou la mise à disposition de moyens d’exercer (téléphone, fax, véhicule, etc.),
— le lieu d’exercice du travail.

En généralisant, la question revêt des enjeux économiques et sociaux que beaucoup méconnaissent…
Il est certain qu’elle prend une dimension politique. Il est logique que ce cher Hervé NOVELLI a surtout tendance à défendre son beef steak, son pré carré…

C’est peut être l’avènement d’une nouvelle société aux charges sociales simplifiées et allégées et avec son Système de protections sociales (plus légères aussi)…
Reste la délicate question du « développement », de la « croissance » et d’un cap quasi-infranchissable surtout pour les métiers de services à destination des particuliers (impact de la TVA), mais pas que (charges salariales).

Au plaisir,

Marc